Une équipe de 100 étudiants, deux géants américains… et une sortie par le haut

Michigan Tech Aerospace Enterprise a pour mission de former des centaines d'étudiants en les plongeant dans des projets réels de conception et d'intégration de systèmes embarqués sur des cubesatellites. Pour mener à bien ces travaux pluridisciplinaires, l'équipe d'environ 100 étudiants s'appuyait jusqu'ici sur Google Drive pour la collaboration, tandis que les membres permanents utilisaient également des outils Microsoft en local.

Le problème ? Héberger des réunions virtuelles, stocker des enregistrements et organiser des ressources propres à chaque mission nécessitait des outils supplémentaires et des contournements. Par ailleurs, la documentation autour de la configuration et de la maintenance des plateformes existantes n'était pas toujours suffisante, augmentant le risque de mauvaise configuration et de temps d'arrêt.

La souveraineté comme réponse à la complexité

Face à ces frictions, l'organisation a cherché une solution unifiée qui lui restitue la pleine maîtrise de ses données et de son infrastructure. L'équipe a commencé à chercher une solution capable de rassembler ses flux de travail tout en lui offrant la propriété complète de ses données et de son infrastructure. Elle avait besoin de plus qu'un simple stockage de fichiers : une plateforme collaborative extensible pour planifier des projets, documenter les travaux et coordonner une grande équipe multidisciplinaire. La solution devait également s'intégrer aux outils d'ingénierie existants et fonctionner en local. Elle a donc choisi Nextcloud et l'a déployé sur site.

Michigan Tech Aerospace Enterprise a ainsi migré de Google Workspace et Microsoft SharePoint vers Nextcloud, créant une plateforme de collaboration auto-hébergée unifiée qui prend en charge des flux de travail d'ingénierie sécurisés, la coordination des missions et un contrôle total sur les données et l'infrastructure.

Dans cet écosystème, Nextcloud Office — désormais propulsé par Euro-Office — constitue la brique bureautique centrale, permettant l'édition collaborative de documents directement au sein de l'instance auto-hébergée.

Un signal au-delà du secteur public

Ce retour d'expérience, publié le 9 octobre 2026 sur le blog officiel de Nextcloud, est notable à plus d'un titre. Jusqu'ici, les cas de migration vers Nextcloud et Euro-Office concernaient quasi exclusivement des administrations publiques européennes — Länder allemands, ministères, collectivités. Ici, c'est une organisation académique américaine, opérant dans un domaine sensible (l'aérospatiale), qui fait le choix de la souveraineté numérique et de l'auto-hébergement open source.

Le client de bureau Euro-Office, intégré à Nextcloud Office, apporte l'édition collaborative au poste de travail : il suffit de le connecter à son instance Nextcloud et d'ouvrir un fichier depuis l'interface du client. Pour une équipe d'ingénieurs travaillant sur des satellites, la capacité à éditer des documents techniques en temps réel, sans dépendre d'un service cloud tiers, représente un avantage opérationnel et de sécurité concret.

Ce témoignage arrive à un moment où l'écosystème Euro-Office cherche précisément à démontrer sa maturité au-delà des discours institutionnels. Que ce soit une équipe étudiante spécialisée dans les cubesatellites qui valide la plateforme en conditions réelles, c'est le genre de preuve par l'usage que le projet ne pouvait pas s'offrir à son lancement — et qui pourrait convaincre d'autres organisations, académiques ou privées, de franchir le pas.